Créée en 2018 et organisée par CHRONIQUES – la Biennale des Imaginaires Numériques est le temps fort des arts et cultures numériques de la région Sud. En explorant les arts visuels, les arts sonores et le spectacle vivant, la Biennale s’intéresse à la présence et l’usage du numérique et des nouvelles technologies dans l’art, investit l’espace public et donne la parole aux artistes nationaux·ales et internationaux·ales d’horizons différents.

Pour cette cinquième édition, la Biennale investit plusieurs villes de la région Sud — Aix-en-Provence, Marseille, Avignon, Arles, Istres et Port de Bouc — avec une programmation pluridisciplinaire, du 23 octobre 2026 au 17 janvier 2027.

Les rendez-vous à ne pas manquer

OUVERTURES
Trois temps forts d’inauguration
– vendredi 23 et samedi 24 octobre à Marseille
– vendredi 30 et samedi 31 octobre à Aix-en-Provence
– vendredi 6 et samedi 7 novembre à Istres

EXPOSITIONS
Un parcours d’expositions à Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Arles, Istres et Port de Bouc durant les trois mois de la Biennale.
Pour cette édition, Jean-Paul Fourmentraux est commissaire d’exposition invité.

Biographie Jean Paul Fourmentraux

Jean Paul Fourmentraux, est philosophe et socio-anthropologue (PhD), critique d’art et théoricien des médias français (AICA), spécialisé dans la question du rapport entre art, politique et technologies numériques. Il est professeur à l’Université d’Aix-Marseille, chercheur au Centre Norbert-Elias (UMR CNRS 8562), auteur de plusieurs ouvrages sur les (contre-)cultures numériques, dont Art et Internet (CNRS éd., 2010), L’œuvre Virale. Net art et culture Hacker (La lettre volée, 2013), Identités numériques (CNRS éd. 2015), Digital Stories (Hermann, 2016), Images Interactives (La Lettre Volée, 2017), antiDATA. La désobéissance numérique (Presses du réel, 2020), Sousveillance. L’oeil du contre-pouvoir (Presses du réel, 2023).

CLÔTURE
Une programmation spectacle vivant et musique 
– jeudi 14 et vendredi 15 janvier à Aix-en-Provence 
– samedi 16 janvier 2027 à Marseille 

Thématique : Résistances

Hacktivisme, détournements et tactiques artistiques à l’ère numérique

Le thème de la résistance, abordé sous l’angle des cultures numériques, ouvre un espace de réflexion pluriel, à la croisée de l’activisme, des tactiques de subversion, et des gestes artistiques de désobéissance. Il s’agit d’examiner comment les pratiques numériques – qu’elles soient issues de la performance, de l’installation, du spectacle vivant, de la réalité augmentée, de la vidéo ou de l’écriture algorithmique – peuvent devenir des espaces de lutte symbolique, politique et esthétique.

Résister, c’est s’opposer, détourner, hacker, déranger.
C’est aussi subvertir, transformer l’impact, traverser la faille, construire dans la fissure, créer.

Mais certaines formes de lutte ne crient pas , elles dansent, elles rient, elles chantent. Ces approches ne nient pas le réel, elles ne l’édulcorent pas — elles choisissent de le traverser autrement. Elle crée des espaces de puissance collective, des fictions désirables, des rituels de résistance fondés sur la relation plutôt que sur la confrontation.

Les deux dimensions ne s’opposent pas : elles coexistent dans les pratiques artistiques contemporaines comme autant de réponses sensibles et politiques.

De manière plus métaphorique, résister est aussi une poétique de l’obstacle, une force d’équilibre, une capacité à ralentir, à rediriger, à filtrer. Résister, ce n’est pas bloquer — c’est faire exister une autre dynamique dans un flux imposé.

Invitée d’honneur : la Saison Méditerranée 2026

Après avoir accueilli le Québec, Taiwan, la Belgique et la Lituanie, cette cinquième édition s’inscrit dans un vaste récit méditerranéen en mettant à l’honneur la diversité de ses artistes et créateur·ices engagé·es dans de multiples formes de création numérique et sera un temps fort de la Saison Méditerrannée 2026.

Programmation en ligne dès juillet 2026