Au cœur de cette chapelle désacralisée, autrefois dédiée au dogme chrétien, Fabien Léaustic revisite la figure de l’ange déchu et tisse une analogie avec l’histoire environnementale. De tout temps, le mouvement d’ascendance ou de chute habitent les mythologies humaines, à l’image d’Icare qui provoque sa propre perte en outrepassant les limites. L’artiste pense ces récits comme des illustrations de nos relations dysfonctionnelles au monde. Il s’en inspire pour traduire en sculpture et en image l’effondrement civilisationnel qui pointe. Convoquant la chair animale au même titre que la chair terrestre, l’exposition navigue librement entre croyances créationnistes et vérités scientifiques.
Une production d’Arts Vivants en coproduction avec CHRONIQUES. Commissariat : Rindala El Khoury.