La Biennale CHRONIQUES en mode digital

L’attente était forte mais malheureusement les dernières annonces ont contraint CHRONIQUES, la Biennale des Imaginaires Numériques, à envisager que les portes de ses expositions n’ouvriraient pas au public. Ce qui n’a pas empêché ses organisateurs, les associations SECONDE NATURE et ZINC, à se réinventer pour donner à voir et à comprendre le monde en régime numérique.

Une soixantaine d’oeuvres qui avaient fait le déplacement, une quinzaine de créations avec notam- ment le soutien de l’Institut français, un partenariat solide avec C-LAB, laboratoire d’art contempo- rain taïwanais basé à Taipei, autant d’ingrédients qui devaient faire de cette Biennale un événement exceptionnel dans le paysage culturel de la région Sud en général, et de la scène contemporaine numérique en particulier.

Malgré le montage des neuf expositions qui devaient concentrer l’essence de la Biennale, celles-ci n’ont pas pu ouvrir leurs portes. Mais SECONDE NATURE et ZINC n’ont pas baissé les bras et ont mis les bouchées doubles pour pouvoir proposer depuis le 1er janvier l’ensemble du parcours de la Biennale raconté sous la forme de trois chapitres par le commissaire d’exposition Mathieu Vabre, et la virtualisation d’une des plus vastes expositions de la Biennale, « Que voulons-nous faire pousser sur les ruines ? » qui s’étend sur la Friche La Belle de Mai de Marseille sur plus de 600 m2. Cerise sur le gâteau, le concert du maître de l’électro allemande Pantha du Prince, en replay jusqu’au 17 janvier uniquement !

Autre prouesse technique, avoir dématérialisé toute la journée de clôture du samedi 16 janvier. Au programme 3 tables rondes pour donner la voix aux artistes qui repensent le lien au vivant et le dialogue inter-espèces, la question de l’effondrement et de sa résilience, afin que la question de l’éternité devienne celle du durable, du soutenable, du viable et du vivable. Et deux performances des artistes Rocio Berenguer et Mickaël Cros pour s’immerger dans les notions d’essentiel et de vivre ensemble ! En collaboration avec COAL, la Revue Billebaude et le projet européen T-FACTOR.

Article publié le 11 janvier 2021